J’ai assisté le 22 octobre 2009 dernier au Webcamp Montréal, un événement en parallèle du Webcom. C’était ma deuxième expérience. Un peu plus à l’aise pour discuter avec les participants, puisque j’en connaissais quelques uns grâce à Twitter, nous avons échangé ensemble sur plusieurs sujets, notamment du transfert des connaissances et de la vulgarisation pour les non-initiés. Très intéressant. Il s’agit d’un sujet qui me tient à coeur.
Comme mentionné dans un article précédent Podcamp et gestion de projet et tel que commenté sur Savoir générer de nouvelles idées pour ses billets de blogue de Sylvain Grand’Maison, mon but est d’aborder la gestion de projet sous un angle nouveau, à partir d’événements auxquels je participe.
Alors qu’est-ce que ça donne Webcamp et gestion de projet ?
Au cours de la première partie, c’est Martin Lessard qui agissait à titre d’animateur (chapeau! encore une fois). Une bonne partie de la discussion a tourné autour de Twitter et plus spécifiquement discussion versus information. Évidemment, dans un projet, on retrouve les 2. Et on mélange souvent les 2.
Courriel versus Twitter
L’un des pires fléaux dans les projets est le courriel. Duplication de contenu, surinformation (si le mot existe), inclusion de tout le monde pour éviter les frustrés, pour se protéger le cul… Tellement qu’on peut offrir des cours pour savoir mieux utiliser le courriel. Et je vous évite les histoires d’horreur que j’ai vécues dans plusieurs projets.
De mon côté, plus j’utilise Twitter, plus je l’aime. Parfois c’est pour débuter une conversation, que je continuerai ailleurs (courriel, téléphone, …). Parfois pour faire connaître une information pertinente. Parfois pour donner un avis ou… Il y a tellement de façons. Et tout ça en 140 caractères qu’on peut lire en diagonale. Ce que j’aime le plus, c’est que je n’ai pas à me soucier si les gens vont le lire. C’est selon leur intérêt, le temps qu’ils ont et leurs priorités, etc. Si je dois m’assurer qu’ils le voient, je les inclus spécifiquement ou j’utilise un outil plus direct. Surtout, c’est que ça libère mon inbox
Comme Sébastien Paquet l’a mentionné:
Twitter, c’est le retour à la tradition orale avec un outil.
Et comme la majorité concluait, il manque toujours des applications pour faciliter son utilisation, mais le potentiel est là.
En gestion de projet, je crois beaucoup aux discussions de corridor, car elles peuvent permettre d’anticiper des problèmes. Twitter est un nouveau corridor à explorer.

Bien intéressant ton billet. Twitter me semble bien pour le réseautage en gestion de projet, mais est-t-il vraiement utilisé comme outil de communication en entreprise???
Bonne question. À ce niveau, je ne sais pas. Je pose la question à mon réseau et je te reviens. Mais peu importe la réponse, je crois que ce serait un plus.
Ping : Tweets that mention Webcamp et gestion de projet -- Topsy.com
Twitter, c’est le droit de parole sans avoir à lever la main dans un groupe!
Comme Google indexe maintenant nos messages dans Twitter, nos conversations, nos suggestions, nos réponses peuvent être maintenant « interceptés » par n’importe qui. C’est le pied pour les marketers! Par contre, pour ceux qui croyaient animer un réseau de contacts sélectionnés, quels seront les avantages et les risques?
Utiliser Twitter en entreprise dans ce contexte? Pourra-t-on faire la distinction entre une information publique vs privée dans une conversation passionnante? Twitter devient un super environnement pour faire de la veille concurrentielle.
Nous ne sommes qu’au stade de l’apprivoisement de tout son potentiel et des risques à considérer.
En effet, c’est un point à considérer. Existe-t-il des alternatives privées que l’on pourrait installer à l’interne ? Une application qui permettrait de discuter au niveau de l’équipe et d’importer l’information provenant de l’extérieur ? Il me semble que ce serait un créneau intéressant, particulièrement pour faire vivre d’autres applications interactives internes (wiki, blogue, …) tout en permettant de faire la veille comme tu le dis. Merci pour ton commentaire.
Il en existe plusieurs.
Toutefois, avant d’installer n’importe quel environnement technologique, il faut en déterminer les objectifs, préparer les participants (surtout s’ils sont des néophytes et qu’ils ne se réseautent pas « naturellement »), réviser les processus et considérer les facteurs de risque.
Ainsi, l’entreprise pourra choisir entre des solutions SaaS (Service as a Software) »on the cloud », des solutions « open source » ou sous licence client-serveur à gérer à l’interne.
Peu importe la technologie utilisée, le succès d’une telle initiative est directement fonction de la qualité de l’animation des discussions et de la gestion du contexte du groupe. C’est pourquoi je serai présent le 6 novembre prochain à la conférence How NASA Builds Teams!
C’est bien que tu fasses le lien avec le contexte. La gestion du contexte est évidemment importante. Nous avons l’habitude d’entendre parler de gestion du changement dans ces cas-là. Mais c’est beaucoup plus que ça.
On pourra donc s’en reparler prochainement. En attendant, si tu as des exemples précis, j’aimerais bien évaluer ça.
Mon client utilise Yammer (www.yammer.com) pour faire du microblogging corporatif. C’est intéressant, mais il faut maintenant faire attention à la multiplication des sources d’informations. Les blogues, wiki, forum et autres outils 2.0 peuvent avoir un effet pervers s’il y en a trop dans une entreprise.
D’accord avec toi Olivier. C’est mieux lorsque c’est bien pensé au départ et revu au fur et à mesure. Je vois le microblogging comme une façon de saisir l’instant présent (qu’est-ce qui se dit et qu’est-ce qui se vit) et de diriger les gens vers les autres sources de contenu. Pour une meilleure synergie. Merci pour ton commentaire.